14.04.2008

Rétrospective Camille Claudel

Artiste de génie, Camille Claudel est pourtant un peu plus connue du grand public pour sa relation passionnelle avec le sculpteur Auguste Rodin que pour ses propres créations. 

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Camille Claudel à 18 ans - César
Musée Rodin

      Du 15 avril au 20 juillet, le Musée Rodin présente une rétrospective de l’œuvre de Camille avec plus de 80 sculptures (en marbre, terre cuite, plâtre, onyx ou bronze) et une dizaine de gravures et de dessins, provenant de collections publiques et privées.

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La vague
Onyx, bronze (entre 1887 et 1902)
Musée Rodin

      A la fois amante, élève et admiratrice d’un Rodin de vingt quatre ans son aîné, Camille Claudel n’a jamais caché l’influence du maître pour ses créations, mais il semble que l’inverse soit aussi une vérité.

      L’exposition s’interroge non seulement sur cette question essentielle – on a parfois du mal sur certaines sculptures à distinguer le travail de l’un ou de l’autre - mais aussi sur la place de l’œuvre de Camille sur le courant artistique de la fin du XIXème siècle. 

      Correspondance de Camille et de Rodin, nombreuses photographies d'époque complètent ce parcours passionnant qui nous entraîne de joyaux en chefs-d’œuvre, dans l’univers d'une créativité dévorante. 

      A voir absolument ! Moi j'ai réservé pour le 24 juin.

      Pour compléter cette exposition, ou si vous ne pouvez vous y rendre, je vous recommande :

- l'excellent numéro hors-série du Figaro "Camille Claudel, la femme, l'artiste, l'insoumise"

- l'émission de France 5 "Un soir au musée" (magazine de 110'). Diffusion : jeudi 17 avril à 20h40, sur le câble/satellite et la TNT/ADSL.

      Notre ami Valclair signale aussi ce site très complet sur Camille...

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Camille Claudel travaillant à Sakountala dans son atelier,
Jessie Lipscomb  à droite- William Elborne
Musée Rodin

14.03.2005

Idée de balade...

Du 4 mars au 10 avril, les jardins du Palais Royal à Paris accueillent une grande exposition consacrée au sculpteur grec Philolaos.

Les organisateurs de cette expo invitent le public à parcourir les allées et à découvrir, au détour d'une colonne ou d'un bassin, douze sculptures d'acier ou de béton aux aspects surprenants, rappelant tantôt les formes de la nature, tantôt celles de la vie animale. Avec sa Composition ailée (1964), l'artiste nous livre un travail très personnel, synthétique, prenant pour référence la figure humaine. L'acier inoxydable lui inspire des possibilités infinies et offre de surprenants reflets. Plus loin, en poursuivant cette promenade, on pourra rencontrer des… Gogottes. Avec ces malicieuses figures animales qu'il a imaginées à partir des années 50, Philolaos va donner vie à un étrange bestiaire fantastique, inquiétant ou ludique. La Gogotte présentée au Palais Royal date de 1992. Avec L'arbre (1982) en béton lavé, il nous fait découvrir un agglomérat de petits cailloux ronds dont le ruban d'acier enveloppe la sculpture de courbes subtiles. D'autres œuvres évoquent tour à tour des cônes tronqués ou des repères végétaux qu'il essaime le long des allées.

Né en Grèce en 1923, Philolaos Tloupas, de son vrai nom, se rend à Paris à partir des années 50 où il suit l'enseignement de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. En 1963, l'architecte André Gomis lui propose de créer une « sculpture-architecture » à Valence et lui permet de découvrir les pouvoirs de l'esthétique urbaine. Il devient alors le sculpteur des architectes. Parallèlement, un matériau lui ouvre de nouvelles possibilités et occupe une place importante dans son œuvre : l'acier inoxydable. Il utilise notamment sa tendance naturelle à vriller le matériau pour créer des formes qui échappent à la géométrie pour rejoindre la nature. Poursuivant une œuvre plastique personnelle, Philolaos s'exprime sur différents supports : il utilise entre autres la terre cuite, les bois tournés, les marbres lissés, le béton lavé. Il réalise en 1972 à la Défense, une sculpture monumentale emblématique de son œuvre : L'oiseau mécanique.

Entrée libre pendant les horaires d'ouverture des jardins du Palais Royal.

Exposition organisée par le ministère de la culture et de la communication et la galerie NEC.

Les provinciaux, on vous attend, Paris en avril, c'est délicieux...